Onze jeunes Réunionnais ont appris à connaître les rapaces au cours de vacances scientifiques. Ils ont aussi observé le Papangue et recueilli des données qui seront utilisées pour aider la SEOR à mieux connaître et mieux protéger ces oiseaux.

Du lundi 10 au 14 mars, 11 jeunes des quatre coins de l’île se sont retrouvés aux Makes, à Saint-Louis, pour y passer des vacances scientifiques autour des rapaces de l’île. Le programme de sciences participatives « Nout rapaces nout papangues », animé par les éducatrices scientifiques Amandine Fruteau et Emmannuelle Collange, pour l’ONG Objectif Sciences International & OSI Perception, a permis aux jeunes de s’initier à l’observation et à l’étude des rapaces.

Dans le cadre du projet de recensement de la population de Busard de Maillard (aka Papangue) de la SEOR (Société d’Etudes Ornithologiques de La Réunion), l’objectif était de découvrir combien de couples de papangues se reproduisaient aux Makes, et de transmettre ces données. « On avait déjà suivi le niveau 1 sur les zoizos forestiers, on a voulu revenir », expliquent Maya et Rose, âgées de 10 ans. Équipés de leur jumelles, longue-vue, GPS et chronomètres, les marmays se sont rendus sur deux sites d’observation. En parallèle de cette mission, les jeunes ont été initiés au journalisme scientifique par moi-même et ont ainsi réalisé un journal numérique enrichi d’articles et de vidéos.

Un nouveau nid observé

Au total, quatre couples de papangues, quelques autres individus et même un nid en construction ont été observés.  « C’est assez rare, se réjouit Marcel, 10 ans. On ne peut pas parler de couple certains parce qu’on n’a pas vu de bébé », précise Marcel. Contactée, la SEOR a confirmé que le nid n’apparaissait pas dans leur base de données. Une découverte qui permettra donc de faire avancer la connaissance sur le seul rapace nicheur de l’île, en danger d’extinction.

En clôture du séjour, les jeunes ont animé une série d’ateliers ludo-pédagogiques sur l’anatomie le comportement de reproduction et l’origine des rapaces de l’’île ou encore sur le matériel et l’observation scientifique à un public constitué de leur famille mais aussi de scientifiques de l’observatoire astronomique des Makes, du CCSTI Sciences Réunion et de l’Agence Régionale de la Biodiversité.

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